Première université « Migrafrique »

Tenue à Dakar le 1er et 02 Octobre 2014 sous le thème : « Migrations sud –sud et sud-nord, quels défis pour la société civile ouest africaine et les organisations de la diaspora ? », l’université « Migrafrique » est une initiative de DIADEM (Sénégal) en partenariat avec des organisations de la société civile en Afrique et en Europe et qui vise à doter la société civile active dans le champ migration, développement et droits des migrants, d’un espace de dialogue de haut niveau visant à renforcer ses capacités institutionnelles.

En effet, le champ de la migration s’est complexifié au cours des 10 années passés et requiert d’aller au-delà des slogans pour fonder des argumentaires solides en appui à nos actions de plaidoyer, de dialogue politique, de formulation d’initiatives et d’élaboration de perspectives.

Migrafrique est donc un espace ouvert aux associations de la diaspora, aux dynamiques associatives de ressortissants ouest africains vivant en Afrique de l’Ouest pour des solidarités.

Alors que la crise mondiale s’accentue en Europe, elle ferme ses portes en rendant plus difficiles l’accès aux visas et aux séjours. En même temps le chômage dans le pays du Nord touche aussi les migrants africains qui y vivent.

Face a de telles situations, de nouvelles routes migratoires apparaissent en Asie, au Moyen Orient et surtout en Amérique du Sud et du Centre. Dans ce cadre le Brésil est devenu une nouvelle destination des migrants sénégalais et ouest africains non pas pour se rendre aux USA mais pour y résider. Ce qui pose de nombreux problemes d’acces à la protection sociale, d’information, de droits et devoirs y compris de leurs Etats d’origine.

C’est pourquoi la première session de Migrafrique est dédiée à ces mutations et aux nécessaires solidarités qui doivent l’accompagner pour que le respect des migrants, et la libre circulation des personnes soient au cœur des politiques migratoires nationales et sous régionales. Derrière cet agenda, il y a de nombreux défis qui concernent divers champs des politiques de développement et la coopération internationale, particulièrement les régulations qui structurent la gouvernance mondiale des migrations.

Pour y arriver la société civile doit former ses cadres, s’ouvrir aux expertises des chercheurs des universités et aux questionnements des collectivités locales et communautés de base et à leurs dynamiques associatives.

Elle doit dialoguer avec tous les acteurs afin de mieux faire avancer ses idées, contribuées aux changements et transformations qu’elle vise. Cette démarche est nécessaire pour renforcer son autonomie à formuler des alternatives fortes et crédibles tout en renforçant ses capacités de mobilisation.

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